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Acueillir sans définir

Acueillir sans définir
J’ai pensé rapidement, dans mes apprentissages et dans mon cheminement, que la façon la plus facile et rapide de passer à la « prochaine » étape était de faire face à mes obstacles, de faire mon introspection sans me défiler, pour en apprendre mes leçons, et pour ensuite laisser derrière le pattern récurrent.

 J’avais presque compris la leçon.

Au fil du temps, je suis tombée dans une forme de rigidité qui laissait peu de place pour la mouvance vers une autre direction. Cette « vérité » que j’avais comprise était d’apprendre et comprendre afin de mieux lâcher prise et laisser aller les choses qui ne me servaient plus. C’était une bonne base, mais ce n’était pas la leçon en soi, je le réalise maintenant.

Majoritairement, parce que j’avais défini dans ma tête qu’il y a avait de bonnes expériences et de mauvaises expériences. Que je devais me dépêcher dans les mauvaises phases pour passer à travers le plus rapidement. Ce qui faisait que je me mettais une pression de performance, mais surtout, que je n’accueillais pas vraiment ce que la vie m’envoyait. Je me frustrais quand j’étais dans des phases difficiles, je me disais que j’avais donc hâte que ça finisse et que j’en sorte. J’essayais de créer pour changer le cours des choses, coûte que coûte. Et je me drainais. Je mettais tellement d’énergie à penser à être ailleurs, à passer la prochaine étape qui serait tellement mieux, bien sûr, que je ne vivais pas le moment présent. Je ne vivais pas, j’imaginais le plus tard.

J’avais entendu plusieurs fois la phrase « There is nothing good, and there is nothing bad, in life, there just is », mais je n’en comprenais pas vraiment la signification. C’est quand j’ai commencé à être de plus en plus épuisée, malgré le succès dans mon travail, ma famille magnifique et ma maison de rêve, que la sonnette d’alarme s’est mise à sonner. Pourquoi donc, maintenant que j’avais tout ce que j’avais souhaité, je n’étais pas euphorique ???

C’est avec ma rencontre avec Joanne De Grace pour l’émission que j’anime que j’ai compris quelques bouts manquants (et pour être clair, je commence à comprendre… ça va me prendre une ou plusieurs vies pour maîtriser le concept, puisque je suis très humaine !).

J’ai donc compris ceci : je dois accueillir ce que la vie m’envoie, sans jugement, sans attente et sans contrôler. Je dois accepter que je suis là, à ce moment exact de ma vie, et que c’est parfait comme ça. Il y a certainement des apprentissages à travers les moments qui sont moins rayonnants, mais plutôt que de les regarder dans le rush, dans l’optique de m’en débarrasser au plus vite, je vais accueillir ce que je vis.

Ma vie est souvent un gros tourbillon entre les enfants qui crient (et ils crient tous très régulièrement, croyez-moi. Je pense qu’ils prennent des shifts pour se relayer !), les tâches ménagères, le travail, la vie de couple et bien sûr, les besoins de mon Être physique et spirituel.

Le premier soir, après avoir fait cette réalisation, on devait toute la famille aller à un événement. J’étais déjà fatiguée de ma journée, je n’avais pas vraiment envie d’y aller, mais je savais que c’était nécessaire. Normalement, j’aurais subi cette soirée, en attendant qu’elle finisse. Mais j’ai plutôt commencé à utiliser le mantra suivant, quand je sentais que je perdais pied : « Je suis ici maintenant, et c’est parfait comme ça ». C’était salvateur comme vibration. Ça me ramenait dans mon corps, dans le présent, mais surtout dans LA présence (comme je mentionnais dans mon info-lettre précédente). Dans la présence du moment. Pour la première fois, plutôt que de résister, j’accueillais. Ça a fait toute une différence. J’ai commencé à apprécier des choses de ma soirée, à regarder mes enfants avec plaisir et avec plus d’attention, à prendre le temps d’être là.

Je sais que ce n’est que le début de cet apprentissage. Que je vais apprendre à amalgamer toutes les nuances de la vie, en passant de la création de ce que je veux et à l’accueil de ce que l’Univers choisit de m’envoyer. Mais je pense que réaliser que ma vie n’était pas une course à obstacles était déjà un beau cadeau. Et j’ai bien hâte de voir où ce chemin va mener, mais sans rusher le processus bien sûr…!